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Centre virtuel de ressources

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Observatoire des Risques Psycho Sociaux au sein de la Fonction Publique Territoriale Centre virtuel de ressources

Risquez-vous un burn-out ? Faites le test

Risquez-vous un burn-out ? Faites le test

Par Elodie Buzaud 18 novembre 2014 |

Alors que 800 000 cadres du secteur privé présentent un risque élevé de burn-out, le cabinet Technologia propose un test express destiné à mesurer son degré d’exposition au syndrome d’épuisement professionnel.

Avec ce nouveau test de 20 questions à réaliser en ligne, le cabinet d’évaluation et de prévention des risques professionnels Technologia ne vous propose pas de diagnostiquer si vous êtes en burn-out. Seuls les centres hospitaliers universitaires (CHU) sont habilités à le faire. Mais il vous offre la possibilité de situer votre degré d’exposition au syndrome d’épuisement professionnel sur une échelle de 5 niveaux. « À partir du 3e niveau, il faut commencer à prêter attention aux signes annonciateurs d’un burn-out : troubles du sommeil, cutanés (psoriasis , ezcéma), psychiques (irritabilité, déprime), physiques (difficultés de concentration, d’attention) et immunitaires », explique Jean-Claude Delgènes, fondateur et directeur général du cabinet.

Les 4 phases d’un burn-out

Mais il est possible de ne pas voir ces symptômes au début, car l’épuisement professionnel est un processus qui survient en plusieurs étapes. « La 1ère, c’est le sur-engagement heureux, détaille Jean-Claude Delgènes. La 2e, c’est le sur-engagement qui fait ressentir la toute-puissance du travail. On lui sacrifie sa vie sociale, familiale. Dans la 3e phase, on est dans la rumination et l’acharnement. On devient anxieux et on commence à ne plus être aussi bon dans son travail. On fait des erreurs, on manque de créativité, de discernement. Pour compenser, on est tenté de travailler encore plus pour rectifier le tir. Ce qui mène à la 4e phase : l’effondrement. On n’a plus de force. Cela peut prendre la forme d’un arrêt vasculaire cérébral.

Les mesures à prendre

En fonction de ses résultats, c’est-à-dire son degré d’exposition au risque, il faut prendre des mesures. En risque moyen (3), on peut se contenter de quelques jours de vacances. En risque élevé (4), il faut souvent un suivi médicamenteux et en risque très élevé (5), c’est l’hôpital. » Attention cependant à ne pas être trop alarmiste : le risque de burn-out dépend de la capacité de résistance de chacun. De sa charge de travail, de ses capacités, de son environnement professionnel, etc. « Il y a risque de burn-out réel lorsque 2 facteurs sont réunis, précise Jean-Claude Delgènes. Une exigence professionnelle démesurée de la part de l’organisation, par rapport à ce qu’est capable de faire un salarié, et un travail compulsif de la part de ce dernier. »

Le burn-out, pas encore reconnu comme maladie professionnelle

Or, selon le spécialiste, ces deux facteurs sont très présents aujourd’hui. D’une part, les entreprises cherchent toujours davantage de performance. De l’autre, les salariés travaillent de plus en plus, de peur d’être au chômage. C’est pourquoi le cabinet milite pour que le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle, et pris en charge par la sécurité sociale. Pour l’heure, c’est un chemin de croix pour les salariés victimes de burn-out désireux de faire reconnaître leur dossier par la Sécurité sociale. En 2013, ils étaient 200 à avoir obtenu cette reconnaissance, alors qu’en 2010, ils n’étaient que 66.

http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/risquez-vous-un-burn-out-faites-le-test.html

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