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Centre virtuel de ressources

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Observatoire des Risques Psycho Sociaux au sein de la Fonction Publique Territoriale Centre virtuel de ressources

Malaise dans les services de la mairie carolomacérienne

CHARLEVILLE-MEZIERES (08). La souffrance au travail semble toucher les agents communaux d’après la CGT. Deux divisions seraient particulièrement concernées, la propreté urbaine et la police municipale.

« On ne nous écoute pas, on ne nous lit pas non plus  », tel est le sentiment d’un agent de la Ville de Charleville-Mézières. Le décor est planté, les mots et les maux sont posés : « dépressions, harcèlements, climats dégradés. » Un autre agent municipal qualifie de « cocotte-minute  » certains services où les personnels seraient atteints de «  dépression mordante. » Les deux divisions les plus touchées seraient la propreté urbaine et la police municipale d’après la CGT des communaux. D’autres services, comme l’état civil, ne passeraient pas au travers de ce mal des temps modernes qui gagnerait du terrain à la mairie. Après les premiers mails, qui datent de 2012, pour interpeller les élus, quelques cas individuels ont pu être gérés au mieux. Depuis le sentiment que rien ne bouge, malgré les alertes, prédomine.

11 des 15 policiers municipaux étaient en arrêt

Les témoins que nous avons rencontrés et qui souhaitent garder l’anonymat, parlent de grandes souffrances et la peur du «  passage à l’acte. » Un autre explique qu’il ne veut plus retourner dans son service, après un arrêt de travail, et insiste sur «  l’ambiance malsaine. » Certains encadrants monteraient les agents les uns contre les autres en demandant, des témoignages écrits par exemple. La tactique du « diviser pour mieux régner » ? Des employés se sentent surveillés sur leurs lieux de travail. Des contrôles, par des assurances privées, pendant les arrêts de travail sont aussi évoqués.

Le mardi 11 février, le bureau de la police municipale a fermé ses portes à 14 heures. Sur quinze agents, onze étaient en arrêt. Le malaise d’un cadre a été reconnu comme accident de travail pour cause de stress professionnel. Les employés communaux, qui ont témoigné, souhaiteraient que soit mis en place «  une cellule d’écoute neutre et former les encadrants à la gestion des personnels. Guérir c’est bien, prévenir c’est mieux.  » Dans les témoignages, les méthodes de management sont remises en cause.

Contactée vendredi, la mairie n’a pas répondu à nos sollicitations.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/malaise-dans-les-services-de-la-mairie-ia0b0n305736

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