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Centre virtuel de ressources

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Observatoire des Risques Psycho Sociaux au sein de la Fonction Publique Territoriale Centre virtuel de ressources

Pour le Figaro, les chefs d'entreprise souhaitent favoriser l'équilibre travail-vie de famille

Sylvain Forestier, président de La Maison Bleue.

 

Les dirigeants et les DRH préfèrent l'aménagement des horaires à la création d'un service de places en crèche et à l'allocation d'aides financières, selon l'étude réalisée par Viavoice pour La Maison Bleue.

Les femmes ont toujours du mal à trouver un équilibre entre vie de famille et travail pour de nombreuses raisons. Malgré les déclarations vertueuses des dirigeants, certains managers de terrain ne se privent pas de faire des remarques désagréables quand une collaboratrice doit adapter ses horaires parce qu'un enfant est malade ou trouver une solution quand une baby-sitter fait défaut. Mais les mentalités évoluent.

Selon la seconde édition annuelle de l'étude «famille et entreprise» réalisée par Viavoice pour La Maison Bleue, deux tiers des chefs d'entreprise estiment que la conciliation de la vie familiale et du travail représentera «un enjeu central» pour les entreprises d'ici à trois ans. Soit une progression de 6 points par rapport à la première édition du sondage «famille et entreprise» réalisée l'an dernier.

Méconnaissance des entreprises

Autre signe de cette évolution, 61 % des dirigeants et directeurs des ressources humaines interrogés affirment que l'articulation famille-travail devrait être l'affaire des entreprises contre 39 % qui déclarent qu'elle relève des politiques publiques. Près de quatre sur dix pensent que le parcours personnel du salarié doit être davantage pris en compte par l'entreprise. Soit une progression de 6 points en un an.

Ce changement d'état d'esprit a commencé de se traduire dans les faits. Les employeurs ne finançaient aucune place en crèche en 2004. Ils en financent aujourd'hui 10.000 sur les 340.000 places recensées en France. «Les mentalités des chefs d'entreprise évoluent fortement», analyse Sylvain Forestier, président de La Maison Bleue qui gère 110 crèches en France pour des entreprises et des municipalités.

Trois raisons expliquent ce changement. Les responsables interrogés observent que les hommes sont de plus en plus nombreux à aller chercher les enfants à la crèche, à l'école ou à garder les enfants malades. «Les nouvelles technologies font que les frontières entre vie privée et vie professionnelle sont de plus en plus floues», souligne Sylvain Forestier. Le télétravail se développe. Les salariés sont de plus nombreux à consulter leur courrier électronique sur leur temps personnel.

Les dirigeants sont également conscients qu'une meilleure harmonie entre vie personnelle et vie professionnelle est bénéfique à l'entreprise. Elle améliore les performances de l'entreprise et permet de fidéliser les collaborateurs. Les patrons et les directeurs des ressources humaines observent que les problèmes de garde d'enfant ont des conséquences très concrètes sur le fonctionnement de l'entreprise. Ils se traduisent par de l'absentéisme, des retards et une baisse de la productivité.

Évolution des mentalités

«Un salarié qui a trouvé le bon équilibre sera plus performant dans son travail», souligne un responsable interrogé. «Si les employés sont bien en famille, l'ambiance au travail est beaucoup mieux», renchérit un autre. «Les salariés qui ne sont pas satisfaits démissionnent», résume un troisième.

Confrontées à cette évolution des mentalités, 47 % des entreprises préfèrent proposer des horaires flexibles à leurs collaborateurs contre 23 % un service de places en crèche. Elles ne sont que 10 % à être favorables aux aides financiers. De leur côté, les salariés sont 53 % à préférer que l'entreprise leur accorde davantage de services pour faciliter l'équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Ils ne sont que 39 % à préférer davantage d'aides financières. Pragmatiques, les employeurs hésitent à proposer des places en crèche pour des raisons financières et administratives. Plus d'un tiers estime que ce choix aura un impact budgétaire. Près d'un sur quatre craint que la mise en place soit complexe. «Les entreprises ignorent souvent qu'elles peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt de 50 % et d'autres allégements fiscaux, conclut Sylvain Forestier. Résultat, une place de crèche qui coûte entre 10.000 et 12.000 euros brut par an revient à quelques centaines d'euros par mois à l'employeur».

http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/10/06/09005-20141006ARTFIG00024-les-chefs-d-entreprise-souhaitentfavoriser-l-equilibre-travail-vie-de-famille.php

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